Je me suis inspiré d’une phrase de Nietzsche que j’apprécie : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».
J’ai eu une enfance dorée, j’ai été dorloté dans une famille aimante. Je pense que lorsque c’est trop facile il peut nous manquer des défis qui permettent de nous fortifier dans la vie. Cela ne nous met pas à l’abri des difficultés que l’on peut rencontrer, mais si on les surmonte, elles agissent comme un levier et nous permettent de grandir.
J’ai eu la chance d’avoir pu faire des études de mon choix. J’ai repris la profession de mon papa qui était médecin, j’avais en lui un modèle d’identification qui était très positif tant au niveau familial que professionnel.
Mon épouse a eu une éducation plus stricte que la mienne et nous avons créé un équilibre pour élever nos enfants. Il y avait beaucoup de gaieté et d’humour ainsi qu’une très bonne entente entre mes enfants.
Quand on se rapproche de la fin de la vie, c’est plus difficile, on est moins aguerri face à la maladie. Ce qui me manque c’est d’accéder à une dimension plus spirituelle. Dans ma famille on est protestant par tradition, mais cela ne m’a pas empêché d’aller à la messe avec mes enfants, les deux religions me conviennent. C’est ce lien avec la spiritualité que j’ai besoin de développer plus intensément afin de fortifier ma Foi et les liens avec ma communauté.
Les Châtaigniers, Genève
Rémy Martin Du Pan
77 ans, médecin endocrinologue, originaire de Genève